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25.06.2018

florian nguyen




Artiste, dessin et mouvements




« Je n’ai pas de codes, pas de style. J’essaye simplement de sortir ce que j’ai en tête. La vie est faite de périodes successives, nous sommes tous en évolution constante. »


Florian est fidèle à ses réflexions internes. Après avoir monté une agence de publicité et retrouvé son envie de dessiner, il a déménagé de Paris à Saigon en octobre 2016. Une décision prise très rapidement, répondant à son désir de retrouver ses origines, de comprendre d’où il venait. Ses grands-parents paternels sont vietnamiens.

Plus que des origines, il a trouvé ici une énergie incroyable. Il se frotte à une nouvelle dynamique, où les disciplines se croisent. Les Saigonais vivent de l’énergie collective : ils veulent collaborer, tester, explorer les uns avec les autres. A Saigon, depuis quelques années, chacun essaye sans hésitation, puis apprend et ajuste. La ville est en plein mouvement, se développe à une vitesse surprenante.


« La scène artistique est encore assez petite, mais est à l’image de Saigon : en euphorie constante. Les rencontres sont faciles, les disciplines se croisent et les projets foisonnent. »


Depuis qu’il habite ici, Florian dessine autrement. Il a débloqué plein de choses en lui. Il a intégré la danse comme nouvelle discipline et se concentre maintenant sur le mouvement. Là où il cherchait à maitriser la technique, il s’exprime maintenant librement. Il n’a plus en tête cette contrainte du résultat : il est sorti de la rigueur de l’image pour expérimenter au gré des projets.

















Brightness

2018, Singapour

Travail autour de l’expression du clair-obscur sur papier, en s’inspirant de l’image digitale.

Florian prend le contrepieds de la course à l’instantanéité d’aujourd’hui en choisissant une technique de dessin centrée sur les détails, chronophage par la répétition de points, lignes et cercles. Cette technique rappelle aussi la construction d’une image digitale en pixels, automatiques et fascinants.














Les gestes de nos mémoires

2017, Hanoï

Avec le soutien de l’institut français du Vietnam
En collaboration avec Sébastien Ly, chorégraphe.

Travail autour du lien entre le souvenir et le mouvement.
2 danseuses contemporaines ont été interviewées et filmées.
A chacune, il a été demandé de penser à leurs grands-parents et :

- d’exprimer 3 choses dont elles souhaitent se souvenir d’eux, en utilisant 3 mots (1 nom commun, 1 verbe, 1 adjectif)
- d’exprimer chaque mot choisi avec un geste
- d’exprimer leur souvenir le plus cher
- de danser chaque souvenir

Cette matière brute a alors été le point de départ pour le travail artistique de Florian Nguyen en dessin et de Sébastien Ly en chorégraphie.

Technique : encre de Chine sur papier Canson.
Personnes interviewées : Le Thi Mai Anh et Nhung Hungvo.




 










Expression artistique de la définition de l’hippocampe par Wikipédia

« L’hippocampe est une structure du cerveau des mammifères. Il appartient notamment au système limbique et joue un rôle central dans la mémoire et la navigation spatiale.”





De mémoire et d’oubli

2016, Ho Chi Minh Ville

Avec le soutien de l’institut français du Vietnam


Travail personnel autour de conversations et d’une réflexion poétique sur la mémoire et l’oubli.

Les grands parents de Florian Nguyen ont quitté le Vietnam enfants. Florian leur a demandé de lui raconter leurs souvenirs du Vietnam, ce qui reste et ce qui les a changés.

Florian a écrit ces conversations et les a traduites en dessin, sans chercher à rester fidèle mais plutôt en cherchant à associer ses propres interprétations aux souvenirs.

21 dessins
Technique : Encre de Chine












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