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sophia, histoires spontanées



Sophia est une artiste qui explore le quotidien avec un soupçon de surréalisme naïf. Le dessin est son mode d’expression : sa façon de raconter son imaginaire qu’elle veut spontané, et sa réalité qu’elle veut déformée. Un équilibre entre conscient et inconscient qu’elle aime faire transparaître sur des œuvres originales aux infinis détails.  



Entretien avec Sophia

 05.12.2018




Le dessin,
tous les jours




« Je dessine depuis que je suis toute petite. Je n’ai jamais pris de cours, mais je l’ai fait à ma façon. J’essayais de reproduire les personnages des BD, comme Titeuf par exemple. Mais une fois que je maitrisais bien le personnage, je ne m’arrêtais pas là… je commençais par changer les histoires : j’inventais les miennes. Puis, je finissais par carrément changer les personnages pour tout dessiner selon mon imagination. »







Des gens tatoués




« Après avoir inventé beaucoup d’histoires, j’ai commencé à dessiner des tatouages, et des gens tatoués. Partout, tout le temps. Des lignes, des traits, des points. »







L’école de design : strate



« J’ai ensuite suivi les cours de Strate, une école de design. J’ai beaucoup appris, notamment à développer ma sensibilité graphique au monde qui nous entoure. Mais j’ai aussi dessiné, bien sûr. J’ai rempli des pages et des pages de dessins. J’ai compris que c’était mon mode d’expression : un besoin vital de raconter par le feutre.

J’ai d’abord fait des traits, puis j’ai commencé à les relier pour retrouver le plaisir de raconter des histoires. Après l’école, je suis partie de là pour créer des œuvres originales. »










Imaginaire réel



«Je dessine au feutre acrylique, directement sur la toile. Je commence mes tableaux par un point central : une émotion, un moment de vie, une rencontre… Je pars ensuite de ce point pour dessiner pleins d’histoires qui s’entremêlent. Je laisse mon imagination complètement libre : je me raconte ce que les personnages ressentent, avec qui ou quoi ils interagissent et ce qu’ils font.







« Je ne cherche pas à dupliquer le réel, mais à garder une démarche spontanée. Le plus important pour moi est de rester fidèle aux histoires que je me raconte, qui sont souvent extrapolées d’un moment ou d’une émotion ressentie. Je reste très sensible dans mon rapport aux autres, dans leurs attitudes et mon interaction avec eux. J’aime la vie en société, la vie de fêtes et je ne me prive pas de le faire ressentir dans mes créations.

Je cherche aussi les mots qui illustrent le mieux les histoires. Je vois les lettres comme un dessin et comme quelque chose qui aide les gens à rentrer dans l’univers du tableau plus facilement.

J’aime créer des toiles qui intriguent, des toiles sur lesquelles les gens s’arrêtent et essayent de décrypter l’histoire à travers tous les détails ! »






Déconstruit




« Pour cette série de tableaux, j’ai voulu me focaliser sur l’émotion, seule.

Pour chaque création, je suis partie d’une émotion et je l’ai dessinée, plein de fois. J’ai exploré toutes les facettes de cette émotion par le dessin, pour représenter tout ce que cela faisait raisonner en moi.

Puis, j’ai travaillé sur un condensé : j’ai repris les parties les plus fortes de quelques dessins, que j’ai assemblées en gardant une certaine épure. Je voulais illustrer chaque émotion en laissant de côté les détails, pour une fois. »










Le volume



« Un autre exercice sur lequel j’aimerais travailler prochainement est celui autour du volume et la matière. Je voudrais explorer de nouvelles façons de dessiner en cherchant à sortir du plat.

Et à plus court terme, j’aimerais trouver un endroit, une pièce, que je pourrais recouvrir entièrement de mes histoires, en une fois ! »







Le site de Sophia : ici
@lemon.arts


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