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vincent, évidentes sculptures



Vincent est un artiste qui travaille autour de la perception. Entre musique et sculptures, Vincent travaille jusqu’à l’évidence, pour produire quelque chose de sincère qui touche les gens au plus profond.


Entretien avec vincent

 03.12.2018





Depuis tout petit, je suis fasciné par la création et sa perception : j’essaye de comprendre comment on perçoit la musique, les objets, l’art…





La musique




« Je me suis très tôt concentré sur la musique. Orgue, piano, carillon, harmonium, clavecin… je travaille tous les concerts que je fais jusqu’à me libérer des contraintes techniques. Je cherche à vivre la musique comme une improvisation dirigée par le compositeur.

La concentration est  singulière pour être en osmose avec le moment présent et les personnes dans la salle. Mon souhait est de les enchanter, avec la plus grande sincérité possible.

En ce sens, le Carillon est encore plus magique : je le vois comme un bouquet de sons au dessus de la ville ! Quand je fais une audition à Rouen, je me laisse porter par le Carillon. Le son des cloches me dicte comment arranger des airs connus pour offrir aux rouennais un moment particulier. »








La sculpture : l’intention




« En parallèle, il y a 15 ans, j’ai voulu résoudre un défi : comment, avec l’essentiel, un fil d’une simplicité ultime d’un mètre de long, fait-on ressentir quelque chose ?

Je me suis demandé comment façonner mon fil pour créer une représentation figurative en 2D. Puis, en 3D, pour ajouter du volume. Je cherche à faire de chaque sculpture un essentiel intemporel : un fil simple qui représente une figure sincère, avec une âme. »






La sculpture :
le processus



« Je suis inspiré par des photos, par des rencontres… Quand je sais ce que je voudrais représenter, mes doigts commencent à travailler le fil : une ligne d’abord, puis une courbe, puis un volume… la sculpture se construit.
Je la retouche jusqu’à arriver au point où en un coup d’œil furtif : c’est beau. Cela peut prendre jusqu’à plusieurs semaines. À chaque fois, je me dis que c’est impossible en un seul fil ! Et je continue. Et avec la persévérance, on finit par trouver l’évidence.

La sculpture “Méditation” est un bel exemple par ses courbes parfaitement harmonieuses. Pour la sculpture “La femme au bébé”, j’ai voulu faire ressentir la tendresse et l’amour, en travaillant sur la courbe du bras. Les sculptures des musiciens de jazz ont la tête penchée : l’expression du déhanché caractéristique de cette musique à l’aide de détails sensibles ! »







La sculpture :
le partage



« Les personnes avec qui j’ai partagé mon travail en ont réservé un super accueil. J’ai voulu rendre accessible mes sculptures à un plus grand nombre.

Alors j’ai cherché comment les dupliquer à la main plus facilement, en gardant une validation artistique. J’ai finalement trouvé comment faire une empreinte suffisamment rigide pour pouvoir refaire des modèles et offrir une part d’essentiel à plus de personnes. »





L’essentiel : l’ermitage




« J’aime cette notion de l’essentiel. Je partage mon temps entre l’ermitage et la vie en société. J’ai acheté une cave troglodyte dans laquelle je me nourris de simplicité avec un confort réduit entre pierres et nature.

C’est cette énergie sublime que je cherche à faire transparaitre dans chaque sculpture qui paraît simple et évidente, pour la partager. »









Le moment présent
et l’intemporel



« La musique et la sculpture : j’ai besoin des deux. C’est un subtil équilibre entre le moment présent de la musique, en communion avec les musiciens que j’accompagne et les spectateurs, et le moment figé de la sculpture avec sa beauté intemporelle, visible à tout moment. »






Le site de Vincent Bénard : ici


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